L'IA qui fait baisser vos factures d'énergie — avec Brice Meignan (YieldUp)

L'IA qui fait baisser vos factures d'énergie — avec Brice Meignan (YieldUp)"

Brice Meignan a cofondé YieldUp avec dans l’idée de vous faire réaliser des économies d’énergie grâce à l’IA.

Du coup, ça m’a donné envie de lui donner la parole. Pendant 20 minutes, on parle d’usage intelligent de l’IA, de concret. Et aussi bien sûr d’intelligence humaine. Alors si vous voulez comprendre comment on passe de la promesse buzzword de « smart building » à des économies bien tangibles sur votre facture, tout en gardant l’humain au centre, cet épisode va vous intéresser.

Allez on écoute Brice qui nous partage son parcours de la finance/crypto vers l’énergie, nous explique comment l’IA a compressé plusieurs années de R&D en quelques mois et pourquoi, lui refuse de déléguer la gestion de l’humain aux algorithmes.

On écoute ici

Transcription

[00:10.5]

Salut à tous, salut à tous. On est dans podcast numéro X parce que je n'aurais plus dit le numéro, ça fait bien longtemps que je ne note plus les numéros de mon podcast. Et ce soir où ce jour, où ce matin, cet après-midi, on m'a dit qu'il ne fallait pas faire de temporalité quand on invite quelqu'un. Eh bien, j'ai le plaisir d'accueillir Brice Peignant.

[00:27.5]

Brice Peignant, il va nous parler IA, il va nous parler énergie, il va nous parler bâtiment et futur du travail. Il est cofondateur et DG de Yieldup. Il va aussi nous en parler un petit peu et je l'accueille avec grand plaisir. Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?

[00:47.2]

Salut Laurent. Merci beaucoup pour cette invitation. C'est un plaisir de pouvoir parler de tous ces sujets-là, tech, IA, énergie, bâtiment, aux auditeurs.

[01:03.6]

Aujourd'hui, donc j'aurais le plaisir d'aborder quelques sujets avec vous sur mon quotidien, sur ce qu'on défend chez Yieldup et de vous parler un peu plus de l'activité, mais surtout de remettre l'humain au cœur de tout ça. Et je crois c'est le sujet de tes podcasts. Mais qu'est-ce qu'on va, qu'on qu'on va devenir ?

[01:23.6]

Qui centre en scène Ça, j'adore. Remettre l'humain au cœur de tout ça et faire de l'IA un outil et pas un remplaçant. Ça, je le dis tout le temps, que ce soit dans les formations, que ce soit dans les podcasts, que ce soit dans les masterclass. Et bien évidemment, ce soir, dans le cadre de notre petite rencontre à nous deux. Brice, Alors avant de parler de toi, euh, juste une question, Yieldup, déjà c'est difficile à dire, moi j'ai du mal, je crois que Yield ça s'appelle restituer ou rétrocéder des choses en anglais, si mes souvenirs d'anglais sont peut-être moyens.

[01:53.8]

Tu peux nous dire globalement ce qu'est Yieldup et c'est quoi ta compagnie en fait, tu fais quoi ? Ok, alors effectivement Yieldup ça a une assonance très anglo-saxonne. On va retrouver deux termes en fait, deux traductions, comme tu l'as dit, c'est restituer, mais aussi c'est le rendement. Donc en fait, on va utiliser, faire un mix de ces, de ces deux termes-là, augmenter le rendement et augmenter la façon dont on restitue le pouvoir et dans mon cas l'énergie aux bâtiments, aux usagers.

[02:19.2]

Yieldup aujourd'hui, on développe une technologie qui rend intelligents les bâtiments et surtout les installations ou les machines qu'on va trouver dans un bâtiment, quel qu'il soit, pour pouvoir en reprendre le contrôle, centraliser le pilotage de tout ça. Et lorsque l'installation ou l'équipement a appris l'usage, et bien, il peut le faire tout seul.

[02:38.4]

C'est pour ça qu'on a à la fois une partie IA qui prend le relais sur l'usage de tous ces éléments, mais tout ça, c'est basé sur des fondamentaux humains et pas l'inverse. On y vient, il y a un peu d'IA quand même, on entend bâtiment intelligent, on entend IA, mais c'est surtout en fait globalement un boulevard pour toi, on est au cœur d'un sujet, c'est l'énergie, on l'a vu, ça a explosé, euh, que ce soit chez les particuliers ou dans les entreprises, si je me trompe pas.

[03:03.7]

donc là clairement, t'amènes une solution qui permet de reprendre la main, de reprendre du pouvoir sur cette partie-là ? Tout à fait, Yieldup à la base, c'est augmenter le rendement énergétique. On est parti de cette base-là, il y a deux ans, après une première année de R&D, où en fait à l'origine, on est électricien et on s'est spécialisé dans la domotique.

[03:20.6]

Et on a vu ça chez le particulier. On s'est rendu compte au fur et à mesure des installations dans une première société qu'on a cofondée tous les trois, Loïc Maseran, Franck Zaroukian et moi-même, dans le but de faire des smart homes. Et au fur et à mesure des installations de plus en plus intelligent, on s'est rendu compte qu'on pouvait déjà d'une part se pluguer sur un peu tout et n'importe quel système de nature électrique électronique.

[03:42.7]

Et à l'issue de ça, ça faisait des économies d'énergie si importantes que du coup, bah en fait le client, lui, il s'en retrouve au niveau de ses charges et il peut retrouver du pouvoir d'achat. Donc ça, c'était le premier constat. Et lorsqu'on a vu cette vibration politique en France arriver et l'augmentation, l'explosion plutôt des coûts l'énergie, notamment chez les professionnels, et ben, on s'est dit qu'on avait entre nos mains la technologie, l'or vert pour le coup, puisque du coup, c'est ce qui nous permet d'avoir diffusé ensuite la solution sur des structures beaucoup plus importantes chez les pros.

[04:14.6]

Et l'objectif au départ, effectivement, c'était d'aller chercher les plus gros consommateurs pour avoir le plus gros impact possible Waouh, alors c'est très impressionnant. Bah, puisqu'on parle d'IA et puisqu'on est dans le podcast « Mais qu'est-ce qu'on va devenir ? la première question que j'ai envie de te poser, toute simple, c'est aujourd'hui, dans ta vie à toi, c'est quoi la grande question que tu te poses sur l'avenir avec l'IA ?

[04:38.0]

Très clairement, la question que me pose, c'est... Aujourd'hui, il y a une première question à laquelle j'ai déjà répondu, c'est qu'il n'y a pas de limite. Ça, c'est la question que je me suis posée pendant les deux dernières années et en fait, il n'y a pas de limite. Maintenant, la question actuelle, je pense, c'est, euh, quelle va être, au-delà du potentiel, les limites d'un point de vue humain ?

[04:57.7]

C'est-à-dire, je trouve, et surtout sur ces derniers mois, ces dernières années, qu'il y a eu une explosion de l'utilisation sur plein de cas d'usage et on en fait tout et n'importe quoi. Ça fait partie d'un de mes, entre guillemets, coups de gueule que j'ai envie de, d'exprimer, c'est que, à la fois la balance entre avantages et inconvénients, elle s'équilibre parfaitement.

[05:15.4]

Moi, j'y trouve de l'avantage dans mon quotidien de tous les jours. Les questions auxquelles je réponds sur qu'est-ce qu'on va devenir avec ça, elles sont très très variées. Mon sujet du quotidien, c'est le bâtiment, mais c'est surtout de garder l'humain comme base fondamentale de ses créations.

[05:32.1]

Et de l'autre côté de la balance, dans la partie inconvénients, bah en fait, quel est le potentiel, en fait, quelle limite on va se donner à l'utilisation de ces choses-là. On en fait vraiment tout et n'importe quoi. J'ai beaucoup écouté les podcasts précédents, énormément de gens parlent de l'inconvénient de l'IA dans beaucoup de leurs sujets. Quand je dis inconvénient, c'est pas péjoratif, mais c'est-à-dire que des cas d'usage plutôt malsains ou malveillants qui viennent remplacer l'intellect fondamental de ce que nous, on propose en tant qu'humain.

[05:59.9]

Et je trouve que bah cette réponse-là, je vais pas la trouver. Ça, c'est la question que je me pose auquel je pense pas trouver de réponse pour l'instantEst-ce que tu fais partie de ceux qui pensent que globalement, à force de déléguer tout à l'IA, on y délègue non pas que notre autorité, mais finalement notre cérébralité ?

[06:16.2]

Tout à fait, entièrement d'accord avec ça. Et euh, et je rejoins notamment Gabriel sur un postcast précédent qui a très bien dit qu'en fait, on se, entre guillemets, désintellectualise puisque du coup, à tout déléguer, on réfléchit plus nous-mêmes, on n'a plus cette force de réflexion, cette mécanique mentale que j'appellerais.

[06:35.7]

Et ça, c'est ce qu'on a décidé avec mes associés lorsqu'on a monté Yieldup, de se dire, on veut pas être assimilé à une startup tech, IA, green tech en fait, qui base tout là-dessus et qui n'a plus de réflexion, qui se base sur un standard, puisqu'en fait, comme on délègue toute la réflexion, finalement, on revient à un standard, alors qu'à la base, l'humain n'est pas standard, puisqu'on fait chacun avec nos modes de réflexion différents, on obtient des résultats différents et c'est ça qui est beau, puisque du coup, on arrive à implanter aujourd'hui ces outils-là dans divers secteurs, dans tous les secteurs indénombrablement.

[07:06.5]

Et je pense moi-même que pour l'avoir vécu, à déléguer pas mal de choses, on s'éloigne de la réalité et Yieldup nous permet au quotidien de rester dans cette réalité. On va toucher de la pierre, on va toucher du concret, on va toucher du bâtiment dans plein de secteurs différents. On apporte des solutions à des PME qui en ont besoin, à la fois des grands groupes qui ne sont pas décarbonés.

[07:26.3]

Donc en fait, on a un cas d'usage qui est extrêmement vaste et je ne pense pas qu'il y ait de frein ou de limite. Et c'est ça qui me motive aussi à me dire que cet outil-là aujourd'hui, il est extrêmement pertinent, on a besoin, on en a besoin, mais il y des limites et c'est l'intellectuel humain qui va mettre ses propres limites.

[07:46.4]

Voilà comment j'essaie de le formuler Très bien, moi ça me paraît très clair. Et justement alors, puisque tu parles de toi dans ton quotidien, j'ai envie de te poser la question, si je m'adressais au Brice qui aurait dix-huit ans aujourd'hui, qu'est-ce qu'il penserait du Brice et du métier d'aujourd'hui lui-même ?

[08:01.9]

Comment tu étais à dix-huit ans ? J'adore cette question, Laurent, puisqu'en fait, là, on est sur deux humains très différents. À dix-huit ans, moi, je suis en école de commerce parce que j'adore parler aux gens, j'adore parler des réalités, j'adore découdre des sujets et surtout, j'aime beaucoup débattre.

[08:19.4]

C'est-à-dire que quand quelqu'un est fermé sur une idée, moi, j'aime le pousser limite à bout pour aller au fondamental de la chose et essayer de trouver cette solution-là. Ça, c'est mon quotidien à dix-huit ans me challenge énormément. C'est l'âge où on se cherche énormément, où on se découvre sur plein de sujets.

[08:35.2]

Et moi, surtout à dix-huit ans, je suis pro crypto. Moi, je suis dans cette... Je suis en école de commerce particulièrement axée sur la finance et donc je suis très avancé sur certains protocoles financiers parce que je ne sais pas trop pourquoi, des bouquins de la passion. Et donc vient mécaniquement ce sujet de cryptoactif sur lequel moi, je découvre le potentiel de l'IA.

[08:52.8]

Et c'est dans ce secteur-là que je découvre réellement l'outil d'un point de vue pragmatique. Comment j'utilise l'IA dans ce quotidien-là ? Et en fait, je découvre vite la malveillance qu'on peut avoir avec l'IA, notamment avec les cryptos tout ce dont on entend parler aujourd'hui. D'ailleurs, je fais la parenthèse.

[09:09.7]

Je fais un petit mot à tous ces gens qui subissent du coup, les enlèvements, le harcèlement et tout ça autour des cryptoactifs. Mais dix-huit ans, le Brice de l'époque, lui, il cherche à utiliser le moyen de faire un profit rapide avec un marché qui est extrêmement spéculatif et à comprendre la technique qu'il y a derrière ça.

[09:25.9]

Donc, je m'intéresse énormément la blockchain et je ne sais pas du tout l'avenir que je me réserve, mais je sais que j'ai un potentiel de réflexion intellectuelle qui me permet d'aller très loin, d'accaparer les gens autour de moi, de les convaincre en fait de mon discours. Et voilà, le trajet jusqu'à aujourd'hui, Brice vingt-cinq ans, c'est beaucoup d'expériences dans les quatre coins du monde, beaucoup en France, mais surtout en Europe, et beaucoup d'échanges, énormément d'échanges.

[09:50.6]

Il y a dix-huit ans, je fais mes premiers voyages, je rencontre énormément de monde dans cette bulle cryptoactive qui m'ouvre l'esprit sur les cas d'usage. En fait, ce n'est pas que la crypto et la finance, c'est la blockchain qui est derrière et qui m'intéresse énormément Et ce concept-là, c'est ça qui moi, m'ouvre l'esprit à la tech, alors qu'à la base, je suis pas du tout un profil tech.

[10:11.3]

Je jouais énormément aux vidéo très jeune, mais je joue pas du code. J'ai un peu de mal d'ailleurs à comprendre certains protocoles et langages. Ce n'est pas ma voie, mais je sais me rapprocher des gens qui parlent ce langage-là. C'est des gens avec qui d'ailleurs, aujourd'hui, je travaille toujours Du coup, c'est quoi, pour rester dans ton contexte pro, l'IA aujourd'hui, pour nos auditeurs et nos auditrices, qu'on comprenne mieux, c'est quoi une optimisation intelligente de l'énergie ?

[10:49.8]

Quand tu parles de l'IA dans ton secteur, ça se matérialise comment ? Moi, je sais pas, j'imagine un langage, un LLM qui est en train de regarder globalement tout ce qui se passe chez toi avec des capteurs et qui se dit : Là, non, c'est pas bon, je vais couper les radiateurs parce qu'il est dix-huit heures, il a pas de raison de chauffer à vingt-et-un degrés chez lui ou il a pas de raison de chauffer ses ateliers et sa pièce froide.

[11:11.7]

Mais bon, peut-être que c'est pas du tout ça, en fait. Laurent, tu as répondu à ta propre question. C'est exactement ce type de protocole là qu'on met en place. Je ne sais pas si tu étais renseigné avant, mais en tout cas, tu es très bien renseigné. C'est exactement ce que tu viens d'évoquer. Le but de cette intelligence, c'est que le module qu'on implante, qui est donc de nature électrique, déjà, il réside dans un tableau électrique.

[11:32.8]

Pour rappeler que nous, à la base, on est électricien. Et en fait, ce module-là, il va apprendre l'usage des éléments qu'on fait dans un bâtiment. L'habitude d'éclairer une pièce, s'adapter à la luminosité naturelle, s'adapter peut-être même à la météo, s'adapter au comportement humain. Si j'ai passé huit heures devant mon ordi, il faut que j'aie un éclairage qui soit assez optimal pour éviter d'avoir des problèmes de santé.

[11:52.9]

Pareil pour la climatisation, le chauffage. Là, tu viens de donner un exemple très concret sur mes salles de réunion, sur mon atelier, sur des industriels frigorifiques qui ont besoin d'une certaine température ou d'une certaine puissance calorigène. Tout ça, on va y mettre des détecteurs, des capteurs, des petits IoT qui vont nous remonter l'information.

[12:14.1]

Le module derrière intelligent, lui, va traiter cette information-làEt en fait dans un protocole de communication tout à fait indépendant, euh, il va nous remonter la data sous forme de statistiques et il va prendre de l'usage pendant un certain temps et ensuite faire du prédictif. Donc en fait, il va anticiper les besoins en prenant le contrôle de ses installations et euh, le temps venant, et ben, les économies d'énergie vont être progressives et exponentielles.

[12:38.6]

Rassure-moi, c'est pas comme dans les films, au bout d'un moment, l'IA prend le contrôle et après, elle lâche plus la main, elle lâche plus l'affaire. Rassure-moi, on a quand même la possibilité de reprendre tout ça ? Je te rassure, tout à fait. On développe cette technologie toujours en mettant, en adossant en parallèle le contrôle manuel.

[12:54.9]

Euh, donc tu peux reprendre en fait la gestion à n'importe quel moment. Et comme je le disais au début de ce podcast-là, le but pour nous, c'est de remettre l'humain au cœur de tout ça. Donc en fait, l'IA est un outil à part entière dans notre quotidien, à plusieurs étapes du process, mais toujours basé sur un fondamental créé par l'humain.

[13:10.3]

Et ça, c'est le plus important pour nous. Euh, notre technologie, il est impossible, euh, qu'elle soit tout à fait indépendante de n'importe quel système et qu'elle reprenne en fait le contrôle d'elle-même en faisant ses propres choix. Euh, elle est adaptative, elle peut être générative, mais en fait, elle ne reprend pas le contrôle à 100 %.

[13:28.2]

Non mais je te rassure, toi qui nous écoutes, tu n'iras pas demain travailler en gants et en moufles parce qu'il fera douze degrés dans ton bureau. Grâce à Yield, ton patron reprendra le pouvoir. C'est un petit peu le truc. Exactement. Chant. C'est quoi le futur ?

[13:47.7]

IA dans tous ses états.

[14:10.9]

Si je reviens à toi cette fois-ci, par rapport à l'IA, toi, en tant que dirigeant d'entreprise, est-ce que tu te sens aujourd'hui plus puissant, plus augmenté ou ça n'a pas changé grand-chose finalement par rapport à ton quotidien, par rapport à ce que tu fais en tant que patron de Yield ?

[14:26.4]

En tant que patron de Yieldup, aujourd'hui, je pense que je ne serais pas aussi légitime sans l'IA, puisqu'en l'espace de deux ans, on a vécu une croissance telle grâce à ces outils-là euh, que je n'aurais pas pu condenser ou du moins compresser ce temps-là en si peu de temps. Je m'explique.

[14:42.4]

Euh, en deux ans, et notamment sur l'année deux mille vingt-cinq du premier janvier jusqu'au trente-et-un douze, euh, on n'aurait jamais pu réaliser autant de tâches avec efficience et pertinence sans l'IA. Ça nous aurait mis deux fois, voire trois fois plus de temps. J'imagine qu'en un an, deux temps, j'aurais pu faire le même boulot, mais sur trois ans sans l'IA.

[15:02.3]

Et ça, aujourd'hui, ça m'a apporté une visibilité sans précédent et une pertinence dans les tâches du quotidien. Euh, sur une semaine, je gagne huit heures. Euh, si je devais quantifier, pour être très clair. Ces huit heures-là, moi, si je les facture un opérateur dans mes installations du quotidien, c'est une journée de boulot à mille trois cents euros.

[15:20.9]

Donc en fait, le gain d'argent, il est énorme. C'est ce qui nous permet de réallouer ces budgets-là sur de la R&D pour être continuellement sur un, sur un, sur une évolution, une amélioration du système. Euh, les installations chez le client, ça prend deux fois moins de temps. On sait que la main-d'œuvre coûte plus cher que le produit, donc lui, il est content aussi, il s'y retrouve.

[15:36.5]

Et tout ça en tant que patron, quand on a le point de vue commercial marketing, c'est bien. Quand on met en place nos process internes, euh, c'est un temps qui est, euh, ben qui vaut de l'or. Donc en fait, tout ça, quand on arrive à le condenser, évidemment qu'en tant que patron, je m'y retrouve. Dans mon quotidien, j'utilise l'IA à plusieurs endroits pour les tâches administratives évidentes.

[15:55.7]

Et ça, c'est commun à beaucoup de secteurs d'activité, pas que le mien, euh, que ce soit dans l'immobilier ou dans l'énergie, mais dans tout secteur, tous les patrons, je pense, diront la même chose, ceux qui utilisent l'outil IA, ils ont ce bénéfice-là. Et euh, on a tous vécu cette valeur ajoutée, euh, autant en temps, en confort, en organisation, énormément en organisation.

[16:14.1]

Et nous, on l'utilise aussi, donc des IA externes à la nôtre, qui nous permet de gagner un temps, notamment dans les audits énergétiques qu'on propose. On a développé notre propre outil d'audit, et qui est en co-brevetage d'ailleurs auprès d'une cliente en moment-même, qui a fait l'objet de plus de dix mois de R&D, qui nous a coûté beaucoup Et l'IA nous a permis de taper automatiquement des rapports.

[16:33.7]

Et ça, ça fait toute la différence. À la base, on avait un prévisionnel sur deux ans et demi de R&D. On a pu tout condenser en dix mois. Je ne sais pas si vous rendez compte de l'impact et l'investissement de base est énorme. Donc en fait, on a gagné deux fois du temps grâce à ces outils-là. Et ça, je pense qu'il n'y a pas plus concret pour pouvoir quantifier l'impact.

[16:53.6]

Et il est clair pour moi que sans ces outils-là, en 2026, si on avait été à la même période dans les années 90, euh, on aurait mis trois plus de temps Je confirme. Ce sera un projet où je vais gagner également énormément de temps et en plus, pas que du temps, j'ai gagné aussi de la connaissance parce que finalement, l'IA t'ouvre des chakras, des trucs que t'aurais pas vus toi-même ou t'aurais vu plus tard et elle te restructure aussi ton mode de pensée.

[17:16.1]

Donc je trouve que c'est assez intéressant aussi cette approche-là. Le podcast, Mais Qu'est-Ce Qu'on Va Devenir ? C'est son nom. C'est toute une série de coups. Alors tout à l'heure, on a entendu le coup de gueule. Très bien. Moi, j'aimerais passer au coup d'arrêt. Le coup d'arrêt, c'est quoi ? C'est globalement aujourd'hui, qu'est-ce que tu, toi, dans ton quotidien perso ou pro, en tant que patron de ta boîte, tu ne déléguerais absolument pas à l'IA ?

[17:40.2]

Qu'est-ce que tu ne déléguerais pas C'est une très bonne question. Qu'est-ce que je ne déléguerais pas ? Il y a une chose évidente pour moi, c'est la gestion de l'humain. Aujourd'hui, je travaille des opérateurs, j'ai constamment un directeur d'exploitation et un manager. Et ça, je ne déléguerai jamais la gestion des ressources humaines l'IA. Chant.

[17:56.5]

Le coup d'arrêt.

[18:10.2]

Je ne vais pas tout déléguer quand même.Je déléguerai jamais cette tâche-là.

[18:35.2]

Et globalement, on a des outils euh, comme l'expliquait le, ton invité dans le podcast précédent sur tout ce qui est RH et paie, on a des outils pour nous faire gagner du temps, mais déléguer la gestion humaine, euh, c'est quelque chose que je ferai jamais. Quoi qu'il en soit, même si on me vend l'outil plus puissant du monde, euh, c'est quelque chose que je, que je pourrais pas déléguer puisqu'on a justement ce, cet ADN humain dans la boîte, euh, dans notre, dans notre amélioration du quotidien.

[19:01.4]

Le fait qu'on avance ensemble, c'est parce qu'on est humains et ça, c'est quelque chose que je pourrais pas déléguer. C'est la première réponse qui me vient l'esprit. Il y en a sûrement d'autres. Au cœur de, au cœur de tout ça, ça reste l'humain. C'est ce que tu nous as dit au début du podcast. Alors, on arrive bon an, mal an, à la fin de cette rencontre. Moi, je suis super content de passer ce moment avec toi.

[19:17.3]

J'ai encore une petite question cette fois-ci. Globalement, je sais pas sur quel coup on pourrait le rapprocher, est-ce que c'est un, un coup du futur, un coup de, un coup d'espoir, un coup de folie, je ne sais pas. Globalement, quand tu regardes les dix prochaines années qui arrivent, tu les vis avec angoisse ou tu les vis avec plutôt distanciation ou au contraire plutôt enthousiasme ?

[19:38.2]

Euh, qu'est-ce qui se passe là, au fond de toi ? Au fond de moi, c'est ni blanc ni noir. Euh, je dirais que c'est vert. Vert et bleu. Bleu comme mon logo. Euh, l'idée, c'est qu'en fait, je suis partagé à cinquante-cinquante entre l'angoisse de me demander où est-ce qu'on va aller avec toute cette avancée qui va à une vitesse phénoménale.

[19:57.2]

Euh, moi, je travaille beaucoup dans l'intergénérationnel et je fais énormément référence, euh, à ma famille, mes parents, mes grands-parents. On parle très très souvent de ces sujets-là. Ils s'intéressent énormément à ce qu'on fait dans notre quotidien, euh, chez Yieldup notamment. Et en fait, je les vois, eux, complètement déconnectés déjà aujourd'hui, quoi, alors que, euh, moi, j'ai un papa qui est ingé tech de formation et qui était précurseur de certaines technologies il y a quinze ans, vingt ans.

[20:20.1]

Et aujourd'hui, il me dit lui-même : Mais je suis largué complet sur les, les possibilités, les protocoles, euh, les langages. Et en fait, ça, ça fait un peu flipper quand on a une figure comme ça de référence qui nous dit, euh, moi, je suis largué, bah moi, ça m'aide pas forcément à, prendre confiance. Donc ça, c'est mon premier point. Et le second point, je suis extrêmement confiant puisque nous, en utilisant ces outils-là aujourd'hui et en les développant nous-mêmes en interne, on arrive à donner, en fait, du baume au cœur à toutes les entreprises, et notamment celles qui sont nécessiteuses, qui ont besoin d'économiser.

[20:48.4]

Je reviens là-dessus parce que c'est très important pour nous de, de, de, de l'évoquer. On est très confiants sur, euh, on, on a tendance à croire, euh, qu'en utilisant tout ça, va y avoir en fait un, un ébu-- un éveil, un éveil de la conscience en se disant Attention, les gars, on perd l'humain.

[21:05.2]

On est en train de perdre tous nos modes de réflexion, l'apprentissage, on délègue tout. Donc en fait, peut-être qu'il y a une masse qui va se réveiller, que ça va peut-être pouvoir, euh, changer un peu les choses. Donc c'est là où je me sens très confiant. Je sais pas si je suis assez clair, mais en gros, j'ai, j'ai, vraiment ce ressenti cinquante-cinquante. L'angoisse de me dire, on n'est pas assez puissant pour, euh, pour sortir de cette matrix-là qui englobe notre quotidien, mais à la fois, je suis très confiant parce que je sais qu'il y a énormément de gens qui pensent comme moi et on se rapproche de ces personnes-là, euh, comme toi Laurent, comme moi, comme Gabriel dans son podcast que j'ai énormément aimé, euh, écouter.

[21:36.4]

Euh, je pense que ça, ça donne de l'espoir. Voilà, de se dire, on tend vers des choses, euh, vraiment exceptionnelles, toujours plus belles Je pense qu'il y a un avenir qu'on n'ose pas imaginer parce que ça va très vite. Euh, je dis à mes clients parfois qu'on fait la maison d'Iron Man aujourd'hui, qu'elle lui parle. Et donc, rien que de lire ça et qu'on est capable de le faire, ça change déjà beaucoup les mentalités des gens.

[21:54.3]

Euh, donc demain, c'est peut-être quelqu'un d'autre qui viendra me dire, euh, eh ben, je sais pas, t'as, voilà, un robot complètement intelligent dans ta maison partout qui vient subvenir à tes besoins. Moi, je, je reprends ce, je repense notamment au dessin animé WALL·E, euh, qui, euh, qui fait énormément référence à ce que je suis en train de, de dire là, où je pense qu'il essaie de l'illustrer au mieux.

[22:13.3]

Euh, on sait pas trop vers quoi on va tendre, mais voilà, si je devais donner cette réponse, elle est, elle est en cinquante-cinquante Mais qu'est-ce qu'on va devenir ? Donc pour arriver à la fin du podcast, on va dire en clôture que, globalement, tu ne nous dis pas « on est foutus », tu nous dis pas « on a une chance incroyable », tu nous dis « saisissez l'occasion de rester connectés à ce monde, à cette réalité, ne vous laissez pas, euh, finalement, euh, mettre de côté ».

[22:55.1]

Il va falloir être courageux, quand même, hein, parce que, visiblement, euh, en dehors de, de l'expérience et du retour de ton père, euh, c'est clairement, effectivement, un phénomène d'accélération énorme. Mais, je crois qu'il y a un point, il a un fil rouge qu'il faut garder dans tout ça, c'est que ça reste que des outils.

[23:13.3]

Alors, il y a beaucoup plus de tournevis et caisses à outils autour de nous, mais en fait, à la base, c'est quand même nous qui, euh, tenons le tournevis et c'est nous qui, euh, portons la caisse à outils. Et moi, je dis toujours, parce que j'ai horreur de ça, notamment sur LinkedIn, arrêtez les gars de faire du FOMO, arrêtez de faire peur aux gens, de faire croire qu'ils sont en train de rater quelque chose.

[23:32.6]

Mais laissez-nous respirer, quoi. On est des humains. C'est clair. Je suis tout à fait d'accord avec toi là-dessus. Euh, l'esprit FOMO, c'est, c'est exactement ce qui se passe dans le quotidien. On se détache beaucoup des réseaux. Euh, personnellement, mon X, ex-Twitter est blindé d'info tech et, euh, je me tiens informé, voilà, sur l'actualité grâce à ça.

[23:54.3]

Mais ça, je pense que nous, sait faire le tri, mais ça peut être très compliqué pour les générations nouvelles de le faire. Euh, on a vécu un peu le côté authentique aujourd'hui qui commence à disparaître et ça, on le voit de plus en plus. Donc, euh, la question « Mais qu'est-ce qu'on va devenir ? On va devenir de toute manière des machines évolutives.

[24:10.3]

Et si j'ai bien un conseil, c'est qu'on ne soit pas une machine dépendante de la machine qu'on a créée nous-mêmes. Donc, euh, voilà en concluso. Merci Brice, tu viens de faire une très belle conclusion. J'étais super heureux de te recevoir dans Mais qu'est-ce qu'on va devenir ? le podcast. Et, euh, je fais une ouverture.

[24:25.5]

La première fois que je teste le coup. Qu'est-ce que tu aimerais entendre dans ce podcast et quel type de personnes tu aimerais que je reçoive dans les prochains numéros ?C'est une super question. J'adore déjà le concept de la diversité des cas d'usage de l'IA et de la tech que tu fais déjà très bien. Donc ça, si je peux donner un gros pouce, c'est continue dans cette dynamique.

[24:45.5]

Et ce que j'aimerais voir dans ces podcasts, C'est un format qui me convient déjà très bien, on parle l'humain, on parle de soi. C'est peut-être de donner un projet évolutif qu'on est tous en train de créer. Si je devais voir quelque chose, c'est dans l'avenir, qu'est-ce que là aujourd'hui, on est en train de faire concrètement pour l'avenir ?

[25:05.8]

Voilà, c'est une question qui pouvait apparaître. Ça, ça me ferait plaisir de savoir un peu ce que tout le monde autour de la tech et de l'IA est en train de créer, en train de construire. C'est quelque chose qui me plairait bien, effectivement, de dire, voilà, qu'est-ce qu'aujourd'hui, sur le terrain, vous êtes en train de développer pour demain ?

[25:21.4]

Quel est votre projet futur court terme ? Brice, te remercie, grand merci pour avoir passé moment avec nous. Et si on veut te contacter, on fait comment ?

[25:37.1]

Plusieurs moyens. Moi, je suis très présent sur LinkedIn, bien sûr, pour publier sur nos réalisations, nos avancées. Donc, ne faut pas hésiter à venir directement en message privé. Je fais toujours un très bon accueil. Vous avez toutes les coordonnées sur yieldup.fr ou par mail, contact@yieldup.fr. Et mon numéro, de toute façon, est affiché sur tous mes réseaux, sur le site internet.

[25:55.8]

Donc voilà, vous avez tout ce qu'il faut pour me contacter. Et moi, j'essaie de me rendre le plus disponible possible. Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?

[26:10.9]

Merci Brice encore une fois. Et pour terminer ce podcast, je voudrais simplement annoncer qu'il y en aura d'autres qui vont venir. J'en ai un qui va t'intéresser puisque je vais recevoir Jean-Sébastien Klein. Alors Jean-Sébastien Klein, il est à Lyon. C'est un penseur, c'est un libre penseur. Il intervient également dans des écoles comme moi et on a prévu de parler un petit peu justement de tous ces penseurs qu'on ne trouve pas.

[26:31.5]

On trouve beaucoup de la tech, comme tu l'as dit, mais on ne trouve pas de philosophe, on trouve pas de philanthrope, on ne trouve pas de psychologue. Et on aimerait entendre ces personnes-là parce que je crois que c'est aussi très important qu'elles donnent leur point vue sur l'IA, qu'elles encadrent l'IA sur le point de vue de la santé mentale, sur le point de vue de le retour à la critique, enfin tous ces sujets-là qui nous intéressent.

[26:50.3]

Donc ça, ça va venir très prochainement. Et puis sur le volet plutôt tech, cette fois-ci, vous le savez, je fais aussi pas mal de masterclass sur ma communauté Source Cool. Donc, il y a de la masterclass qui arrive pour ceux qui ont envie de redécouvrir l'IA dans Notion, l'IA dans Airtable, l'IA dans Make, et puis le bi-coding qui arrive aussi avec Loveable, et il en a de super masterclass qui s'annoncent.

[27:11.4]

Ça, c'est côté visuel, et ça se passe sur School, je vous raconterai ça sur un autre moment. Merci Brice, encore une fois. Merci d'avoir été présent avec nous. Et puis, je te souhaite plein de succès, tant pour Yield Up que pour ton quotidien perso Merci beaucoup Laurent.

[27:27.1]

Excellente continuation à toi aussi. Auditrices, auditeurs, continuez à suivre Mais qu'est-ce qu'on va devenir ? N'hésitez pas à aller également écouter les podcasts précédents si vous ne l'avez pas fait encore. C'est super intéressant et je vous invite pleinement à le faire.